Les casinos ont connu ces deux dernières années des moments difficiles. Interdiction de fumer dans les lieux publics, crise et augmentation des jeux illégaux n’ont fait qu’aggraver leur situation. Certains casinos ont été contraints de licencier du personnel, d’autres ont dû modifier leurs horaires d’ouverture. Les deux grands casinotiers français n’ont pas été épargnés : le groupe Partouche affichait en 2008 une perte de 4 M€ face au groupe Barrière dont la baisse d’activité était de l’ordre de 12 %.
Le gouvernement a donc décidé de venir en aide aux établissements de jeux en mai dernier, en leur accordant 40 M€ d’aides fiscales. Cette diminution des charges sur le poker ne pourra être effective que lorsque la loi sur le marché des jeux en ligne sera votée de façon à uniformiser cette fiscalité à celle déjà appliquée sur les casinos. D’autre part, il est question qu’un prochain décret puisse concerner l’augmentation des seuils sur le produit brut des jeux, de façon à diminuer l’impôt des casinos. Mais un récent décret (n° 2009-937 du 29 juillet 2009) a déjà considérablement modifié les demandes concernant le parc de machines à sous. En effet, il ne sera désormais plus nécessaire de faire de demandes préalables pour se voir accorder, renouveler ou augmenter le nombre de machines à sous. Ce nombre dépendra de celui des tables de jeux dont les établissements disposent, soit 25 machines par table. Seuls les établissements qui possèdent déjà 500 bandits-manchots devront faire leur demande de machines supplémentaires auprès de la Commission Supérieure des Jeux.
Ces nouvelles mesures réjouissent les dirigeants des maisons de jeux puisque les machines à sous représentent la grande majorité des revenus. L’Etat a de cette manière pu apaiser les tensions que subissaient ces établissements.