Lors d’une interview à la presse Isabelle Parize, la Directrice générale de Mangas Gaming qui est détenu à parité entre Stéphane Courbit et la Société des Bains de Mer et propriétaire du site de paris en ligne Betclic, souhaite des modifications au texte de loi sur l’ouverture à la concurrence des jeux d’argent en ligne. Ce texte doit être vu au Sénat au mois de janvier 2010. Elle fait remarquer la distorsion de concurrence entre les monopoles actuels que sont le PMU et la Française des jeux et les sites de paris en ligne en activité.
En effet, le décret demande aux sites en activité de remettre à zéro les comptes des joueurs français. Cette obligation est exigée pour l’obtention d’une licence d’exploitation. Mais la loi ne s’applique pas aux anciens monopoles que sont la Française des jeux et le PMU. Et selon Isabelle Parize, cette loi en l’état serait anticonstitutionnelle étant donné qu’elle ne respecte pas le principe d’égalité de traitement.
L’examen du texte est prévu au mois de janvier 2010 par le Sénat et Isabelle Parize souhaite être entendue sur plusieurs points. Elle estime qu’outre la distorsion de la concurrence entre les sites internet et les monopoles publics, elle souligne le fait que les monopoles publics que sont la Française des jeux et le PMU, sont les seuls actuellement à être autorisés à faire de la publicité, et que par cela même ils prennent de l’avance sur leurs concurrents.
De plus, le PMU met actuellement en commun les mises récoltées sur internet avec les mises de son réseau physique lui permettant ainsi le reversement de gains bien plus importants à ses clients en ligne. Une possibilité non accordée aux autres acteurs présents sur internet.
Isabelle Parize n’exclue pas en l’état actuel de la loi la renonciation pour son groupe d’une licence française de jeux. Elle redit que le niveau de prélèvement est trop important et que la taxation devrait se trouver entre 1,5 % à 2 %. Aussi, le taux à 85 % de retour aux joueurs ne peut pas être une offre très attrayante par rapport aux sites actuels en activité. Elle a également du mal à croire que les autorités françaises puissent bloquer l’accès des joueurs aux sites qui n’ont pas obtenu l’agrément de l’ARJEL. Elle prend pour exemple les Etats-Unis, qui malgré l’interdiction des jeux de poker en ligne, ont continué à jouer.
L’ouverture à la concurrence des jeux en ligne est prévue pour le Coupe du monde de football avec un bilan prévu par le gouvernement après 18 mois d’exercice. Or, Isabelle Parize déclare que l’Etat français se verra sans doute dans l’obligation de revoir la loi avant les dix huit mois prévu et qu’à son sens six mois d’exercice sont suffisants.